Cérémonie du 22 juillet 2026
Dortan a connu les heures les plus tragiques de son destin au mois de juillet 1944.
Mardi 22 juillet 2026 se déroulait la cérémonie du 82e martyre de Dortan en présence de Mme Karine Garcin-Escobar sous-préfète de Nantua, Jean Deguerry président du département de l’Ain, accompagné de deux conseillers départementaux Marie-Christine Chapel et Michel Perraud, Lionel Cornaton maire de Dortan, Monseigneur Jean-Luc Garin évêque de Saint-Claude, de nombreux maires du Haut-Bugey, ainsi que les représentants des forces armées, police, pompiers et représentants des associations mémorielles.
La population de Dortan et de la région était venue en nombre assister cette cérémonie du souvenir devant le monument du Martyre à l’entrée du château. Le maître de cérémonie Romain Rodia appelait une Dortanaise Manon Duraffourg qui interprétait « les loups sont entrés dans Dortan ».
M. Lionel Cornaton maire de Dortan retraçait avec émotion cette période tragique pour Dortan et sa population en juillet 1944.
« A leur retour les Dortanais découvraient un paysage de désolation mais le château avait été épargné par les flammes, aujourd’hui notre commune s’est relevée, elle est vivante, vibrante pleinement tournée vers l’avenir. Dortan agit tel un phoenix, là où l’ennemi pensait toute anéantir, là où il n’y avait que des ruines et des larmes, notre village a su renaître de ses cendres. Il n’y a pas de démenti plus puissant à la barbarie que de voir sur ces lieux même où la mort a frappé nos enfants rire et grandir ensemble. C’est cet élan vital qui transforme le souvenir en espoir, le feu a tout consommé sauf l’état d’esprit de notre village. Pour comprendre la portée de ce sacrifice, écoutons les mots de l’historien et résistant Marc Bloch fusillé par la Gestapo un mois à peine avant le drame de Dortan »
Il écrivait « le passé est par définition une donnée que rien ne modifiera plus mais la connaissance du passé est une chose en progrès qui sans cesse se transforme et se perfectionne ».
Le maire poursuivait » le sacrifice des martyres de Dortan ne nous invite pas au simple recueillement d’un jour, il nous rappelle que la démocratie et la dignité humaine sont des biens précieux toujours fragiles, cette vigilance est d’autant plus cruciale aujourd’hui qu’aux portes de l’Europe le bruit des armes résonne à nouveau. La paix n’est jamais un acquis mais un combat de chaque instant ».
Puis la cérémonie se poursuivait avec la chanson « Göttingen » interprétée par Manon Duraffourg.
Mme la sous-préfète de Nantua retraçait cette période avant le 12 juillet 1944 puis le martyre des habitants de Dortan. La cérémonie se poursuivait par un défilé jusqu’à la stèle des maquisards où un hommage était rendu à la résistance.
Dominique Piazzolla








































